OCTOBRE OSE | EXPOSITION "Échec et mat au cancer du sein" du 1er au 31 octobre - ©2026 Stéphane Poupin postgraph.fr

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SABRINA - Deux-Sèvres - 48 ans, mariée deux enfants :
Les fêtes de Noël apportent leur lot de joie, de cadeaux et de partage en famille. C’est pendant cette période, en 2024 que Sabrina sent, à la palpation, une boule au niveau du sein droit. Son mari lui propose de consulter rapidement. Elle temporise mais se décide finalement à prendre un rendez-vous. Nous sommes déjà en février et une tache est apparue sur son sein, tandis que son mamelon rentre comme aspiré de l’intérieur. Son médecin généraliste l’oriente vers le centre de Niort pour une mammographie, puis une échographie et si besoin une biopsie.

« Là ça commençait à faire peur, dit-elle, et tout s’est très vite enchaîné. J’ai obtenu une place pour une consultation à Niort dans les semaines suivantes. Début mars, un lundi mon mari m’accompagne et heureusement car je n’étais plus là ! ».
« Mammographie, patientez me dit-on, puis échographie, je me suis dit "ça pue" car avec cet examen complémentaire ils veulent confirmation de quelque chose d’anormal... »
Effectivement les examens se suivent dans l’espace d’une semaine : dès le jeudi c’est une biopsie, puis scanner et IRM les jours suivants.
Le 2 avril, mon gynécologue va prononcer les mots de "cancer du sein" et me proposer tout de suite de suivre le protocole prévu :
- Madame, il va falloir arrêter de travailler...
« C’est tout de suite une grosse épreuve. Je suis assistante maternelle, et il faut donc prévenir les parents, puis aussi la famille, car jusque-là nous avions gardé ça pour nous, mon mari et moi. »

De retour chez elle et en compagnie de son mari qui a pu compter sur la solidarité de ses collègues pour la soutenir, elle commence un marathon téléphonique. Ses enfants étant déjà partiellement informés, elle prévient sa mère, qui est en maison de retraite et ne comprend pas bien la situation, puis vient le tour des amis proches... Il était hors de question pour elle que son entourage ne l’apprenne pas de sa propre bouche.
« C’était un peu un soulagement d’en parler, je ne voulais pas le cacher. Maintenant j’avais cette confirmation médicale. Au vu de mes premiers résultats, j’avais partagé mon appréhension avec quelques personnes de mon entourage, pas forcément proches, mais qui le sont devenues par la suite et qui avaient subi cette maladie. Puis j’avais comparé mes résultats d’analyses et je me suis dit que "ça puait" mes chiffres semblaient bien supérieurs aux leurs, donc je n’espérais rien de bien, mais j’attendais cette confirmation médicale. Je devais entendre ce mot "cancer" même si c’était dur.

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