Deux-Sèvres - 41 ans, mariée, deux enfants :
Vicky propose à son chien de faire un petit tour dehors mais ce dernier, après un bref aperçu de la météo, décide de rentrer nous rejoindre et valide le confort douillet de son panier, bien installé dans le salon. Autour d’une boisson chaude, Vicky commence donc son témoignage par ces mots :
« Je suis suivie depuis près de 10 ans. Ma tante ayant été victime d’un cancer du sein, je fais des mammographies et des échographies tous les ans. Je suis considérée à risque, j’ai les seins "denses" !
Au plus loin que je me souvienne, lors d’une consultation en 2021, la sage-femme qui m’examine constate, comme moi, une grosseur au sein gauche mais s’oriente plutôt vers un symptôme hormonal. Je lui fais confiance malgré une douleur qui effectivement varie suivant mon cycle. Elle pense même que des mammographies annuelles ne sont pas vraiment indiquées et me propose une alternance, une année off avec uniquement la palpation pour observer l’évolution. »
Mais en novembre 2024, lors de l’examen annuel programmé avant de mettre en place l’alternance suggérée, le radiologue détecte deux kystes à droite et trois à gauche mais sans jamais parler de cette boule que Vicky sentait toujours. Néanmoins, sans être alarmiste, il propose de conserver un contrôle annuel pour rester vigilant sur l’évolution de ces kystes. En octobre 2025, la douleur devient plus présente, la réveillant la nuit. Sur les conseils de son mari, malgré ses doutes (C’est hormonal, tous les ans le même refrain !) elle se décide finalement à prendre un rendez-vous anticipé. Elle obtient une nouvelle mammographie pour fin novembre. Après quand même presque 30mn sur la table de l’échographe et en trouvant une position qui lui permette de bien identifier cette grosseur douloureuse, le praticien constate en effet une anomalie. Confirmée ensuite par une seconde mammographie effectuée avec de plus petites plaques et sous un angle différent. Il lui propose d’envoyer les clichés à l’ICO d’Angers.
« Au retour de cet examen, je retourne au travail mais la douleur est tellement forte que je suis obligée de rentrer à la maison me reposer. Dans l’après-midi, la secrétaire m’informe que mon dossier est bien parti sur Angers et qu’elle ne peut pas m’en donner le contenu. Elle me dit que la réunion de l’équipe a lieu lundi, nous sommes vendredi, je n’aurai pas de retour avant fin de semaine suivante. Je commence à prendre conscience de l’ampleur de la "chose".
Sur mon "espace santé" je reçois les informations. Et là, c’est une claque. Je lis des mots pas toujours compréhensibles mais je vois : ACR5, donc un risque de cancer évalué à 95% ... Quelque part je suis révoltée car, depuis des années, je dis que j’ai une grosseur anormale mais je me sens aussi "soulagée" d’être enfin prise en charge et écoutée. »
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